Citations

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Les trois écologies - une même origine étymologique. Une même racine, la terre, l'humus.
  • "humus" du latin humus "sol, terre". L'écologie environnementale.
  • "homme", dérivé de humus (« terre ») avec le suffixe -o, littéralement « terrien ». Humanité vient de homme, dérivé de humus. L'écologie de mes émotions.
  • "humilité" vient de humilitas, humilis avec -itas, humus, bas, près de la terre. L'écologie de nos organisations.
Le mot latin humus, comme d'ailleurs le mot homo « homme », provient de la racine indo-européenne *ghyom- qui signifiait terre.


image Courbe_de_deuil_de_Suzanne_Moser.png (0.5MB)
« Ca c'est la vie. Il y a des hauts et des bas mais les problèmes ont tendances à empirer. On atteint un point où l'on réalise que si l'on continue ainsi on va droit à l'anéantissement. C'est un instant crucial C'est le moment où l'on réalise vraiment que l'on ne peut pas continuer comme ça.
Cette phase de descente, c'est le stade où l'on laisse derrière soi, de façon active et consciente tout ce que l'on connait.
Le passé meurt à ce moment. Il faut laisser derrière soi, la personne que l'on était, mais aussi les personnes qui nous étaient proches, la personne que l'on était professionnellement et personnellement.
Et là, on entre dans un espace qui est nulle part, un endroit qui se trouve entre l'ancienne identité et la nouvelle. C'est un seuil, un entre-deux, la partie la plus profonde de ce cheminement où l'on fait le tri dans tout ce qui existe à la recherche de ce qui est encore vrai dans notre époque. En tant que société, c'est la phase où l'on doit réfléchir à ce qui vaut d'être conservé. On est encore au fond, tout en bas de la courbe. A beaucoup d'égards, de cette sorte d'état de mort, il nous faut revenir à la vie. C'est souvent à ce moment-là que l'on découvre des choses très profondes sur qui l'on est vraiment, ou sur ce que l'on veut mettre en œuvre. C'est ce que l'on appelle la « réincorporation dans la vie ». Extrait du film Une Fois Que Tu Sais .
Propos de Susanne Moser à 1h20 du film 

“Laissez-vous être silencieusement attiré par la force étrange de ce que vous aimez vraiment. Elle ne vous perdra pas.”
Djalâl ad-Dîn Rûmî

"Penser que sa propre valeur entre dans un entrecroisement de valeurs, c’est un beaucoup plus grand, noble et généreux projet que celui de tenter que sa propre valeur devienne valable pour le monde entier »
Edouard Glissant

"Nous sommes nombreux à vouloir construire une société véritablement écologique et humaine. De plus en plus d'adhérents aux projets Colibri pensent qu'il est juste de s'engager dans des actions concrètes pour construire une société nouvelle, réellement soutenable et épanouissante pour tous. Ces orientations ne sont pas exhaustives. Elles ne sont pas non plus des Vérités. Mais elles constituent des pistes qu'il nous semble urgent de creuser, d'expérimenter et de bonifier. Un bon point de départ pour nous mettre au travail."
Pierre Rabhi

"Quoi que vous pensiez ou croyiez pouvoir faire, faites-le. L’action porte en elle la magie, la grâce et le pouvoir."
Goethe

"Il ne peut y avoir de changement de société sans changement humain, et il ne peut y avoir de changement humain sans le changement de chacune et chacun de nous."
Pierre Rabhi

" Le bonheur c'est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles."
Mahatma Gandhi

"D’abord ils vous ignorent. Puis ils vous ridiculisent. Et alors ils vous attaquent et veulent vous jeter au bûcher. Et enfin ils construisent des monuments en votre honneur."
Nicholas Klein, avocat du premier syndicat américain du textile
Cette citation est parfois reformulée de la façon suivante : "Toute vérité franchit trois étapes. - D'abord, elle est ridiculisée. - Ensuite, elle subit une forte opposition. - Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence." Cette formulation est souvent attribuée, par erreur, à Mahatma Gandhi ou à Arthur Schopenhauer.

"Le grand obstacle à notre mouvement vient des "réalistes" qui vénèrent plus l'ordre que la justice et qui préfèrent une paix négative, caractérisée par l'absence de tension, à une paix positive, caractérisée par la mise au jour des conflits. Encore faut-il bien préciser que nous, qui produisons les actions directes, ne sommes pas ceux qui produisons les tensions. Nous nous contentons de les dévoiler. Nous les faisons apparaître au grand jour pour qu'on puisse les reconnaître et les traiter. "
Martin Luther King

"L'exemplarité n'est pas une façon d'influencer, c'est la seule. "
Albert Schweitzer

"La chose importante à garder en tête est qu'il ne faut jamais attendre une minute pour commencer à changer le monde".
Anne Frank

"Il faut apprendre à discerner les chances non réalisées qui sommeillent dans les replis du présent. Il faut vouloir s’emparer de ces chances." André Gorz

"Qu'allez-vous faire de ce qu'on a fait de vous ?"
Jean-Paul Sartre

"Un homme n'est que la somme de ses actes." et "Nous sommes nos choix."
Jean-Paul Sartre

Dans la psychanalyse existentialiste de Sartre, il est inutile d'inviter le sujet à mesurer le poids de son passé, le déterminisme inconscient de son histoire familiale comme le propose la psychanalyse freudienne. Il vaut mieux travailler avec le sujet sur la multiplicité de ses projets possibles, chercher celui qui pourra redonner des couleurs à son présent.
Le ici et maintenant, la goutte d'eau du colibri, le plus petit pas possible (PPPP).

"Face à un échec comme face à une épreuve, la question n'est pas de savoir si c'est juste ou injuste, mais si je peux ou non en tirer un apprentissage ou une sagesse. " Charles Pépin (Les vertus de l'échec)

"La protestation contre le réel est vaine. Pire : elle est contre-productive. Elle nous prend de notre force si utile pour reconstruire. Elle nous détourne du réel. " Charles Pépin (Les vertus de l'échec)

"Les activistes se consacrent au changement extérieur, les méditants au changement intérieur. Je propose de vivre le changement extérieur par le changement intérieur et le changement intérieur par le changement extérieur".
Marshall B. Rosenberg (cité par Isabelle Desplats dans un interview témoignage, Sources dec. 2017 ici )

"Si j'utilise la Communication Non Violente pour libérer les gens pour qu'ils soient moins déprimés, pour qu'ils s'entendent mieux avec leur famille, mais qu'ils n'apprennent pas en même temps à utiliser leur énergie pour transformer rapidement les systèmes dans le monde, alors je fais partie du problème. Je suis essentiellement entrain de calmer les gens, les rendant plus heureux de vivre dans les systèmes tels qu'ils sont, donc j'utilise la CNV comme narcotique. "
Marshall Rosenberg.

"Une spiritualité qui nous permet de rester confortablement installés dans monde, et de penser que nous contribuons à un monde meilleur parce que l'énergie qui émane de nous suffit à créer un changement social, me met extrêmement mal à l'aise. Au contraire , j'ai confiance dans une spiritualité qui prépare les gens à agir et à transformer le monde, qui ne se contente pas de cette belle image d'une énergie rayonnante. Je veux voir cette énergie se traduire par des actions, des projets concrets."
Marshall B. Rosenberg

"Je ne crois pas en une action qui ne commence pas par une prière et je ne crois pas en une prière qui ne finisse pas par une action"
Marshall B. Rosenberg

"Votre présence est le cadeau le plus précieux que vous puissiez offrir à un autre être humain."
Marshall B. Rosenberg

"Développez votre clarté à propos du type de monde dans lequel vous aimeriez vivre, puis commencez à vivre de cette manière ..."
Marshall B. Rosenberg

"Ne faisons rien si ce n'est par jeu !"
Marshall B. Rosenberg

"Imaginez que vous êtes au bord d'une rivière et vous voyez un bébé dans l'eau. Vous allez ramasser le bébé et le sortir de l'eau. Puis vous en voyez un deuxième et vous le sortez de l'eau. Puis un troisième, un quatrième. Et vous allez les sortir de l'eau. Mais, au bout d'un moment, quand vous allez continuer à voir des bébés dans la rivière, vous allez arrêter de ramasser les bébés et vous allez remonter la rivière pour voir qui jette les bébés dans l'eau. Et peut-être même que vous allez ensuite chercher quelles sont les organisations qui demandent à des personnes de jeter des bébés dans l'eau. Où est-ce que j'investis mon énergie ? Est-ce que je vais retirer les bébés de l'eau ou est-ce que je vais investir mon énergie auprès de celui qui jette les bébés dans l'eau ou auprès des chefs de gangs ?"
Notes de Françoise Keller prises dans un atelier animé par Marshall B Rosenberg

"Si j'utilise la communication non violente pour libérer les gens pour qu'ils soient moins déprimés, pour qu'ils s'entendent mieux avec leur famille, mais qu'ils n'apprennent pas en même temps à utiliser leur énergie pour transformer rapidement les systèmes dans le monde, alors je fais partie du problème. Je suis essentiellement en train de calmer les gens, les rendant plus heureux de vivre dans les systèmes tels qu'ils sont, donc j'utilise la CNV comme un stupéfiant."
Marshall Rosenberg, Ph D. Retraite sur la justice sociale en Suisse, juin 2005.

« Nous avons été éduqués, depuis longtemps, à s'insérer dans des structures de domination : à faire ce que dit l'autorité. Lorsque vous voulez que les gens soient des "gentilles personnes mortes" et qu'ils fassent ce que l'autorité dit, la dernière chose dont vous voulez qu'ils soient conscients, c'est la vie en eux. Vous ne pouvez pas faire un bon esclave de quelqu'un qui est pleinement vivant. La dernière chose que vous voulez enseigner aux gens, si vous voulez une structure de domination, c'est qu'ils soient en contact avec leurs besoins. […] C'est pourquoi nous ne savons pas quels sont nos besoins. Je suis allé à l'école pendant x années. Non seulement on ne m'a jamais demandé ce que je ressentais; On ne m'a certainement jamais demandé quels étaient mes besoins ! »
ou
« La communication aliénante est à la fois un produit et un pilier des sociétés fondées sur des principes de hiérarchie ou de domination. [...] Plus les gens sont formés à adopter des jugements moralisateurs qui mettent l’accent sur les fautes et les torts, plus ils sont conditionnés à se tourner vers ce qui se passe en dehors d’eux-mêmes, c’est-à-dire vers des autorités extérieures, pour trouver la définition de ce qui est bien ou mal, bon ou mauvais. Lorsque nous sommes reliés à nos sentiments et à nos besoins, nous, les êtres humains, nous ne constituons plus des sujets dociles et soumis. »
Marshall Rosenberg

« Je peux vous indiquer une stratégie que j’essaie de suivre moi-même, pour mettre en marche le changement social, la meilleure que j’aie trouvée jusqu’à présent. Elle consiste à modifier mon modèle de fonctionnement, à me déprogrammer et à être en harmonie avec mes choix de vie, avec ce qui résonne le plus en moi. En d’autres termes j’essaie de créer en moi-même le monde que j’ai choisi. C’est en moi que commence la paix. [...]
Ce modèle me convient et il semble bien que d’autres l’aient aussi adopté pour eux-mêmes. Alors employons-nous à le partager. Voilà un moyen de créer le changement social. Partageons ce qui marche pour nous, ce qui enrichit notre vie, sans nous en prendre à ceux qui fonctionnent "à l’ancienne", sans les traiter de fanatiques... Expliquons ce que nous aimons dans notre histoire, et comment elle nous a rendu la vie plus belle. »
Marshall B. Rosenberg, Clés pour un monde meilleur (The Heart Of Social Change), Éd. Jouvence

La Spiritualité selon Marshall Rosenberg
« La spiritualité peut être synonyme de passivité si nous amenons les gens à être si calmes, conciliants et aimants qu’ils en finissent par tolérer les structures dangereuses. La spiritualité que nous avons besoin de développer pour réaliser le changement social doit avoir un effet mobilisateur en faveur de ce changement. Elle ne doit pas simplement nous permettre de rester là à aimer le monde, quoi qu’il arrive. Elle doit créer une qualité d’énergie qui nous incite à l’action. Si notre développement spirituel n’a pas cette qualité, je ne pense pas que nous pourrons réaliser le genre de changement social que j’aimerais voir advenir. » Marshall B. Rosenberg, Clés pour un monde meilleur (The Heart Of Social Change), Éd. Jouvence
ou encore
« Pour aboutir au genre de monde dans lequel j’aimerais vivre, il faudra des changements sociaux radicaux, mais ces changements, sans doute, n’auront lieu que si les personnes qui s’y emploient parlent d’une spiritualité différente de celle qui est à l’origine des problèmes que nous connaissons actuellement. Ainsi, notre formation est conçue pour aider les gens à s’assurer que la spiritualité qui les guide est une spiritualité qu’ils ont choisie, et non le fruit du conditionnement de leur culture, et qu’ils entreprennent de créer le changement social en s’appuyant sur cette spiritualité-là. »
ou encore
« La spiritualité transformatrice nous invite à travailler d’abord sur nous-mêmes, afin que notre action politique ne soit pas empreinte de la même violence qui est à l’œuvre dans les structures que nous voulons changer. Nous avons besoin d’une autre énergie, d’une autre conscience de ce qui se passe, pour pouvoir agir dans une nouvelle direction. […] La spiritualité transformatrice nous permet d’accéder à une tout autre source d’énergie, une énergie d’amour de la vie. Une fois que nous l’avons ressentie nous-mêmes, nous sommes alors capables de la faire rayonner autour de nous.»
ou encore
« Le changement social consiste à nous libérer de toute théologie, de toute spiritualité qui n’est pas en harmonie avec ce qui, selon nous, permettra de créer le monde dans lequel nous voulons vivre. Sachons d’abord définir le monde dans lequel nous voulons évoluer, puis faisons en sorte de le créer. Dès que nous commençons à vivre une autre spiritualité, nous mettons en place le changement social. Il ne s’agit pas de s’arrêter là, mais dès le moment où nous vivons - à quelque degré que ce soit - une autre spiritualité, le changement social s’amorce. » Marshall B. Rosenberg, Clés pour un monde meilleur (The Heart Of Social Change), Éd. Jouvence

"A partir de maintenant…
A partir de maintenant, je choisis de rêver mes propres rêves, afin de pouvoir savourer pleinement l’exaltation mystique d’être humain.
A partir de maintenant, je choisis de me relier aux autres de manière empathique, afin de respecter pleinement l’expérience unique et sacrée que l’on peut rencontrer chez chaque personne à chaque instant.
A partir de maintenant, je choisis de laisser mes actions découler de la communion avec la nature, et de porter mon attention dans la direction qui soutient ce courant.
A partir de maintenant, je choisis de prendre conscience des pensées déshumanisantes qui m’ont été inculquées par ma culture, et de les empêcher de me pousser à agir de manière violente comme un robot..
A partir de maintenant, je choisis de révéler ouvertement ce qui est vivant en moi, quand bien même les autres pourraient ne pas apprécier mon cadeau.
A partir de maintenant, quand je revêts un titre qui me confère une autorité, je choisis d’être conscient que le fait d’atteindre une frontière avant les autres personnes ne justifie jamais le recours à des méthodes punitives pour les amener à me rejoindre.
A partir de maintenant, je choisis de croire que la non satisfaction de nos besoins résulte d’un manque de dialogue et de créativité plus que d’un manque de ressources."
Marshall Rosenberg - 1970

"Je ne vois pas d‘autre issue : que chacun de nous fasse un retour sur lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu“il croit devoir
anéantir chez les autres. Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu‘il ne l‘est déjà. Je ne crois plus que nous puissions corriger quoique ce soit dans le monde extérieur que nous n‘ayons d‘abord corrigé en nous. L‘unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris a chercher en nous même et pas ailleurs."
Etty Hillesum

"Ce n'est pas un signe de bonne santé que d'être bien adapté à une société profondément malade."
Jiddu Krishnamurti, Philosophe d'origine indienne, 1895-1986.

"La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent"
Albert Einstein

"Je m'offre cinq libertés
La liberté de voir et d'entendre ce qui est, Au lieu de ce qui devrait être, était ou sera.
La liberté de ressentir ce que je ressens, Au lieu de ce que je crois que je devrais ressentir.
La liberté de dire ce que je ressens, Au lieu de dire ce que je crois que je devrais ressentir.
La liberté de demander ce que je veux, Au lieu d'attendre qu'on m'en offre la permission.
La liberté de prendre des risques en mon nom, Au lieu de choisir la sécurité et de ne pas «bouger le bateau»."
Virginia Satir (texte offert par Anne-Marie T., formatrice en CNV)

"Si vous pensez que vous êtes trop petit pour changer quoique ce soit, essayez donc de dormir avec un moustique dans votre chambre." Betty Reese

"On ne change pas les choses en s'opposant à ce qui existe déjà. Pour que les choses changent, il faut construire un nouveau modèle qui rende l'ancien obsolète"
Richard Buckminster Fuller

"Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé."
Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue

"Je suis soucieux avant tout du sens et de la valeur que chacun peut conférer à son existence , je suis préoccupé par la liberté et le pouvoir de chacun de donner une forme propre à sa vie , qui exprime sa singularité et sa subjectivité."
Interprétation de la pensée de André Gorz selon Olivier Fressard

"Je ne dis pas que ce qu'on fait ne compte pas du tout dans les emplois rémunérés. Je dis qu'il y a une différence fondamentale entre ce qu'on fait par conviction, par vocation, par nécessité intérieure ou par gout et ce qu'on fait pour gagner sa vie."
Les Métamorphoses du travail par André Gorz

« [l’écologie politique] n’est pas né initialement d’un souci de « défense de la nature » mais d’une résistance à l’appropriation privée et à la destruction de ce bien commun par excellence qu’est le monde vécu [qui] s’opposait tant aux mégatechnologies qu’à la spéculation foncière ou aux administrations qui dépossédaient les habitants de leur milieu de vie par les pollutions chimiques et sonores, le bétonnage, la raréfaction des richesses premières gratuites telles que la lumière, l’air, l’eau, le silence, l’espace, la végétation, etc. ».
L’écologie politique en lien à la dépossession selon André Gorz

"La publicité de la vie politique est la sauvegarde du peuple"
1789 Jean Sylvain Bailly, premier président du Tiers-Etat

"tout se tient : on ne peut espérer remédier aux atteintes à l'environnement sans modifier l'économie, les structures sociales, l'espace urbain, les habitudes de consommation, les mentalités"
Félix Guattari, dans Les trois écologies, 1989.

"Discours Poétique - La République de l'Harmonie (Réinvention Politique)"
https://odysseehumaine.com/2016/08/26/eelv-jde-intro-poetique-reinvention-la-republique-de-lharmonie/
par Vincent Avanzi le 26/08/2016

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde »
Mahatma Gandhi

"Au Salon de l'Agriculture, un agriculteur qui a été primé trois années d'affilée pour la qualité de son maïs, a révélé au cours d'une interview qu'il partageait sa semence avec ses voisins. Perplexe, le journaliste a demandé : "Comment pouvez-vous vous permettre de partager votre meilleure semence avec vos voisins qui sont en concurrence avec vous chaque année ?"
Le fermier sourit et explique : "Le vent décroche le pollen du maïs de maturation et le répand d'un champ à l'autre. Si mes voisins cultivent du maïs de qualité inférieure, la pollinisation croisée va constamment diminuer la qualité de mon maïs. Si je veux cultiver du bon maïs, je dois aider mes voisins à cultiver un maïs de bonne qualité. Il en est ainsi de la vie des êtres humains. Ceux qui veulent vivre de façon significative et bien, doivent contribuer à enrichir la vie des autres. La valeur d'une vie est mesurée par les vies qu'elle touche. Et ceux qui choisissent d'être heureux, doivent aider les autres à trouver le bonheur. Car le bien-être de chacun est lié au bien-être de tous."
Auteur inconnu

"Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, je retiens."
Benjamin Franklin

"Ne demandez jamais d'argent. Sollicitez de l'argent aux gens pour vous aider à faire l'oeuvre que vous souhaitez faire. Ne dites jamais aux autres "je ne vous donnerais des choses qui ont de la valeur à mes yeux seulement si vous me payez en argent. Je serai heureux de vous donner ce que j'ai à proposer. Et j'aimerai que tu me donnes un peu d'argent afin que je puisse continuer à en donner aux autres".
Voulez vous vivre dans un monde où les personnes qui ont quelquechose qui pourrait aider la famille de qql ne le donne que si vous leur donnez de l'argent ?
Ne demandez jamais d'argent ... ne faites jamais rien pour de l'argent. Obtenez de l'argent pour faire ce que vous voulez faire. Faites les choses qui rencontrent votre besoin de sens. Et ensuite, obtenez l'argent que vous avez besoin pour faire cela. La vie est trop courte."
Marchall Rosenberg vidéo

"Reconnaître l'impossibilité pour l'homme de contrôler ce qui ne dépend pas de lui : l'avis des autres, la richesse, la chance, les malheurs, la mort. Accepter mon impuissance sur les choses que je ne peux pas changer. Vouloir changer ce qui ne dépend pas de moi rend l'homme malheureux. Attacher de l'importance qu'à ce qui dépend de moi : mes opinions, mes désirs et mes pensées. S'occuper de la partie de moi-même que je peux contrôler amène à un bonheur immuable et infini. Conserver une distance avec les faits : rien de ce qui nous arrive n'est bien ou mal par nature. Seule l'opinion qu'une chose qui nous arrive est bonne ou mauvaise rend cette chose telle aux yeux de l'homme. En supprimant l'opinion du mal, l'homme supprime le mal et peut vivre libre et droit."
Epictète - 50-125 après JC

« Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? Et si je ne suis que pour moi, que suis-je ? Et si pas maintenant, quand ? »
Hillel Hazaken (1e siècle av JC)

"Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire, et surtout la grande armée des gens d'autant plus sévères qu'ils ne font rien du tout."
Jules Clarétie, 1840-1913

"Le pouvoir ne sert que si vous voulez faire quelquechose de négatif, sinon l'amour est suffisant pour faire tout le reste."
Charlie Chaplin

«Il est temps de partir à la recherche de l’expression de ce qui vous importe le plus en vous-­même.»
Edgard Morin

«Ne vivez pour l’instant que les questions. Peut-­être, simplement en les vivant, finirez‐vous par entrer insensiblement, un jour dans les réponses.»
Rilke, Lettres à un jeune poète

"Ce ne sont pas les informations qui nous font défaut. Ce qui nous manque, c'est le courage de comprendre ce que nous savons et d'en tirer les conséquences."
Sven Lindqvist

"Comment les gens se disent au revoir en Afrique.
Un visiteur qui passe vous voir vous demande 3 fois la route (le chemin). Au bout de la troisième fois l'hôte doit accepter. S'il accepte dès la première demande ce serait comme si le visiteur le dérangeait.
Enfin si le visiteur insiste jusqu'à 3 fois c'est qu'il veut vraiment s'en aller et on lui accorde le chemin. C'est un autre rythme de vie où les visites sont toujours improvisées et les repas toujours partagés."
Anne Carine - rencontrée un jour par hasard en 2019 au Domaine de Madame Elisabeth

"Etre démobilisé, c'est ne pas aller au front. Le front c'est le burn-out. Faire expérience de la grande vacance, de la désaccoutumance de l'urgence, de la performance, de l'efficacité, de l'adéquation avec ses fonctions sociales."
Alain Guyard, philosophe forain

"Nous avons en permanence affaire à des occasions formidables, parfaitement déguisées en problèmes insolubles."
Margaret Mead

"Nous sommes des nomades de l'interrogation, plutôt que des sédentaires de la certitude."
Thérèse Clerc

"Quel équilibre entre agir et célébrer ? Le militant-méditant.
Agir permet de vivre l'évolution, l'accomplissement, la contribution, la connexion, et plein d'autres besoins. Ces besoins nourris procurent en final de la joie. Et en même temps je crois essentiel de prendre le temps de célébrer ces actions. Pour nous aider à nous donner de l'énergie et de la conscience de nos interdépendance, de là où nous souhaitons agir, au service de quoi ? De qui ?"
Gaëlle Bétheuil et Renaud Anzieu

"Démarchandisons nos relations, la route est longue et la voie est libre.
Consommons local, bio et éthique, la route est longue et la voie est libre.
Apprécions l'ici et le maintenant, la route est longue et la voie est libre.
Ralentissons, Respirons, Ressentons, la route est longue et la voie est libre
Expérimentons, osons l'échec, évoluons, la route est longue et la voie est libre"
Les Pousses de Versailles (différentes inspirations transformées : Framasoft, SEL, les vertus de l'échec, les 5R, etc)

La légende du colibri, du chacal et de la girafe !

La légende racontée par Pierre Rabhi
  • "Un jour, dit la légende , il y eut un immense incendie dans la forêt et dans le château de Versailles. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
  • Seul le petit colibri ( oui, oui, il y a des colibris à Versailles ;-)) s'activait en allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.
  • Après un moment, le chacal agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : Hé Colibri ! Ne serais-tu pas fou ? Ce n'est pas avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu !
  • Et le Colibri lui répondit : « je le sais, et en même temps je fais ma part ! "

Les suites possibles (versions versaillo-amérindienne)

  • Une girafe qui écoutait la conversation demande « Colibri comment puis-je t'aider à éteindre le feu pour contribuer à préserver le vivant sur la terre ? » Le colibri répond « Je suis touché de ta proposition et de ton élan. Qu'est-ce qui serait confortable pour toi pour m'aider? »
  • Etonné par ce mouvement le chacal dit « de toute façon cela ne sert à rien »
  • Et la girafe de répondre « est ce que tu te sens découragé parce que tu as besoin de t'assurer que ton effort aura un effet ? »

  • La majorité des animaux se plaignaient de ce feu
  • Quelques animaux regardait le colibri.
  • Après quelques temps, un chacal qui le regardait faire dit au colibri, un peu agacé, « à quoi ça sert ce que tu fait ? C'est dérisoire ! »
  • La girafe qui écoutait dit au chacal : « est-ce que tu es agacé parceque tu penses que ça ne sert à rien, et que tu es effrayé à l'idée que la forêt va bruler quoi que fasse le colibri ?»
  • Le chacal « ben oui, le colibri ne peut pas y arriver tout seul. Il faut se battre contre les flammes, et rechercher qui a allumé le feu et il faut que tous les animaux se mobilisent pour éteindre le feu et il faut que les hommes se chargent de l'éteindre … »
  • Et la girafe de dire "je vais aller aider le colibri"
  • Et la tortue de dire "et si on racontait un autre imaginaire collectif ?"


Extraits de la Charte pour la Terre et l'Humanisme
  • https://www.colibris-lemouvement.org/mouvement/lethique-colibri/charte-pour-terre-et-lhumanisme
  • "L'utopie n'est pas la chimère mais le « non lieu » de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d'existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C'est dans les utopies d'aujourd?hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains."
  • L'agroécologie, alternative indispensable "De toutes les activités humaines, l'agriculture est la plus indispensable car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L'agroécologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, sécurité et salubrité alimentaires tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers."
  • Une autre éducation "Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre coeur une éducation qui ne se fonde pas sur l'angoisse de l'échec mais sur l'enthousiasme d'apprendre. Qui abolisse le « chacun pour soi » pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l'ouverture de l'esprit aux connaissances abstraites avec l'intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l'enfant à la nature à laquelle il doit et devra toujours sa survie et qui l'éveille à la beauté et à sa responsabilité à l'égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l?élévation de sa conscience."

Etre plutôt qu'avoir

Par Cyril Dion, auteur, réalisateur et militant français, paru dans le journal Le Monde du 15 août 2016
  • "Certes il y aurait de quoi désespérer un peu. Et même de quoi se demander si mettre des enfants au monde dans le contexte actuel était bien raisonnable... Car la plupart d'entre nous le savent désormais (à moins d'être atteints de déni aigu), la situation ne va pas s'améliorer. Du moins pas toute seule.
  • Pour la première fois dans l'histoire, nous sommes confrontés à une conjonction de problèmes qui, en s'additionnant, pourraient conduire à la disparition d'une partie de notre espèce. On pourrait croire à un mauvais scénario de science-fiction. Malheureusement tout cela est en train de se produire. Sous nos yeux.
  • Il serait long et fastidieux d'énumérer tous ces troubles. Pour une partie, nous en voyons les symptômes chaque jour dans les médias : migrants, terrorisme, chômage, changement climatique, scandales politiques et financiers ... Oui, ça va mal. Pourtant, il existe aussi de bonnes raisons d'espérer, comme nous le verrons plus loin. Mais commençons par les mauvaises nouvelles.
  • Si nous devions résumer, nous sommes confrontés à deux enjeux majeurs : l'un concerne l'augmentation intenable des inégalités (aujourd'hui, 85 personnes possèdent autant que 3,5 milliards d'autres) ; l'autre, la disparition des ressources naturelles et des espèces vivantes à une vitesse étourdissante, qui ne leur permet plus de se renouveler. Ce sont d'ailleurs ces deux facteurs qui, lorsqu'ils se combinent, précipitent la chute des civilisations. C'est ce que nous apprenait une étude américaine retentissante il y a quelques années.
  • Cocktail explosif
  • L'augmentation des inégalités résulte d'un système économique qui concentre mécaniquement les richesses dans un nombre toujours plus réduit de mains.
  • Schématiquement, plus vous avez d'argent et plus vous en aurez. « The poor stay poor and the rich get rich, that's how it goes », chantait Leonard Cohen. On pourrait dénombrer un certain nombre de causes à cette situation : le mécanisme de création monétaire fondé sur la dette, l'évasion fiscale (au coeur du scandale des « Panama papers »), la spéculation effrénée, l'ultralibéralisme économique, l'hégémonie des multinationales...
  • Contrairement à ce que certains économistes prétendent, ce modèle ne crée pas d'emplois, au bout du compte il ne cesse d'en détruire. Il déstructure des économies entières, démantèle des services publics et jette des populations dans la pauvreté. Certes, il génère énormément de richesses mais qui sont très peu partagées. Ce qui attise la convoitise, exacerbe les tensions sociales et géopolitiques, fait le lit du terrorisme...
  • Assez logiquement, la crise écologique résulte, elle aussi, de ce modèle économique. La recherche effrénée de croissance matérielle, de profits immédiats nous a conduits à bâtir une société mondialisée, nourrie au consumérisme de masse.
  • Pour continuer à produire et à consommer sans relâche, nous rasons les forêts, vidons les océans, épuisons les sols, massacrons les animaux, polluons l'air et l'eau, tout en envoyant des quantités considérables de gaz dans l'atmosphère et en empilant les déchets.
  • De nombreuses études pointent désormais le risque d'un effondrement écologique sans précédent, susceptible de déclencher conflits, migrations de masse, ruptures alimentaires, cracks économique et financier... Et il pourrait intervenir dans les vingt à trente ans.
  • Face à cette situation, notre réponse est faible. Pour ne pas dire inconsistante. Une grande part d'entre nous attend patiemment que quelqu'un résolve le problème à notre place : nos dirigeants politiques (qui ne semblent pas décidés), de brillants ingénieurs qui inventeraient des technologies miraculeuses, des patrons d'entreprise qui verraient soudain la lumière, des activistes qui nous dérangent ou nous donnent bonne conscience selon les situations...

  • « Veillée d'armes »
  • Mais un système aussi global et complexe que le nôtre ne pourra pas changer de cette façon. Comme le répète souvent l'astrophysicien Hubert Reeves, « nous vivons une veillée d'armes ». Ce qui signifie que nous devrions être mobilisés, unis, comme à l'aube d'une guerre mondiale. Les problèmes que nous affrontons sont énormes et ils nécessitent que nous soyons ensemble pour les relever.
  • D'abord en mettant en oeuvre dans notre vie de tous les jours, tout ce qui est en notre pouvoir pour inverser la tendance. Les possibilités sont nombreuses mais là encore nous pourrions les résumer en quelques gestes simples : manger bio, local et moins de produits animaux, économiser l'énergie, choisir un fournisseur d'électricité renouvelable, acheter tout ce qui peut être fabriqué localement à des entrepreneurs locaux et indépendants, choisir une banque qui n'a pas de filiale dans les paradis fiscaux et ne spécule pas sur les marchés, systématiquement recycler, réutiliser, réparer, composter, acheter moins et mieux (des produits bios, équitables, fabriqués dans des conditions sociales et environnementales satisfaisantes)?
  • Mais la société ne changera pas simplement en additionnant des gestes individuels. Il est également nécessaire de transformer nos entreprises, nos métiers, pour qu'ils contribuent à résoudre ces problèmes.
  • Ce que la spécialiste du développement durable Isabelle Delannoy appelle l'économie symbiotique (concept réunissant les innovations économiques de ces dernières années telles que l'économie circulaire, du partage, sociale et solidaire, bleue, le biomimétisme...) permet aujourd'hui d'envisager un monde où nos activités ne détruiraient plus les écosystèmes mais les régénéreraient tout en répartissant plus équitablement les richesses. Elle encouragerait la formation de sociétés plus autonomes et donc plus libres, tout en étant reliées les unes aux autres.
  • Mais cela suppose une véritable métamorphose de notre vision du monde : passer de l'avidité et de la recherche de sécurité par l'accumulation, du culte matérialiste et de la peur de manquer à un monde de coopération, de partage, où le bonheur d'être remplacerait la frénésie d'avoir.
  • La bonne nouvelle est que ces changements nous demanderont une immense créativité. Or, être créatif est l'une des choses les plus excitantes qui soient pour un être humain. Particulièrement lorsqu'il peut créer dans un champ qui le passionne et pour lequel il est doué.
  • Pour moi, c'est ici que la révolution peut commencer : renoncer au servage du travail moderne, à un certain conformisme, qui nous contraint à vendre notre temps, notre énergie, notre inventivité en échange d?un salaire, et embrasser des vocations. Des activités dont la finalité n'est plus de faire tourner la machine infernale, mais qui participent à créer une société plus épanouissante, plus en équilibre.
  • Certes, renoncer à une certaine sécurité nous demandera du courage. Mais que préférons-nous ? Souffrir à petite dose pendant des années, rationnellement nous asseoir sur nos rêves tandis que le bateau se dirige vers l'abîme ou connaître une existence vibrante, donner du sens, nous réaliser, avoir la satisfaction d'être utile ? Et peut-être l'emporter ...

  • Réinventer la politique
  • Enfin, des mesures politiques devraient être prises. D'abord en termes de fiscalité et de régulation : taxer le carbone pour accélérer la transition énergétique vers les renouvelables, alléger la fiscalité du travail, taxer les transactions financières à caractère spéculatif, réorienter les subventions agricoles pour stimuler une agriculture biologique, vivrière, locale, qui ne détruit ni les écosystèmes ni les emplois, transformer le mécanisme de création monétaire pour progressivement se libérer de la dette.
  • Ainsi pouvoir consacrer des fonds aux activités d'intérêt général et pouvoir aider les plus fragiles : santé, éducation, culture, services publics...
  • Selon les calculs que nous avons faits pour le film Demain, nous pourrions, au bas mot, créer 1,5 million d'emplois en adoptant une ambitieuse transition énergétique, en relocalisant une grande part de notre alimentation et en montant notre taux de recyclage à 80 % (contre 25 % aujourd?hui).
  • Nous connaissons la plupart des solutions à nos problèmes. Et elles fonctionnent. Nous savons régénérer les sols, ralentir le dérèglement du climat, sortir des populations entières de la pauvreté, fabriquer des produits neufs à partir de déchets, produire de l'énergie à partir du soleil, de l'eau, du vent ...
  • En quelques décennies, nous pourrions redresser la barre et sauver une bonne partie de l'humanité. Et lui permettre de vivre mieux. A condition de favoriser la coopération entre droite et gauche, citoyens et élus, législatif et exécutif. De nous unir. Et de cesser les petites guéguerres politiciennes et les stratégies électoralistes.
  • Aujourd'hui, nous sommes nombreux à ne nous retrouver ni dans ce que propose la droite, ni dans ce que propose la gauche. Et encore moins dans le Front national. Nous n'appartenons souvent à aucun parti. Nous sommes de simples citoyennes et citoyens. Mais nous ne pouvons plus regarder la situation se dégrader de la sorte. Il nous faut amorcer le mouvement. Et tout réinventer, y compris la politique. Nous en avons les moyens et, encore une fois, qu'y a-t-il de plus enthousiasmant ?"

Auteur, réalisateur et militant français, Cyril Dion est cofondateur du mouvement Colibris avec Pierre Rabhi en 2006. Il a publié en 2015, chez Actes Sud, Demain. Un nouveau monde en marche et Demain, les aventures de Léo, Pablo et Lou en quête d?un monde meilleur. Il écrit et coréalisé avec Mélanie Laurent le filmDemain, César du meilleur documentaire en 2016."