Nomade numérique

Cher visiteur.
Mon départ en tant que nomade numérique est prévu le 27 avril, je tiendrai ici ce qui fera office de blog.
Rendez-vous prochainement =]

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1er jour

1er jour, 1er mai.
Un enthousiasme débordant m'empare. Dans le train c'est pas si commode d'avoir un vélo avec qu'une roue mais les passagers sont patients avec moi. À chaque fois qu'une galère se présente, le sourire spontané apaise l'atmosphère et on fini en riant et en se disant aurevoir.
L'aura de Fred et David influence même à distance pour le début de mon cyclotour.
Je n'ai pas l'adresse où je dois les rejoindre mais je sais que j'aurai les infos qu'il faut quand il les faut. Avec le voyage lent, on prend le temps. foi et patience =]

Je les retrouve autour de belles parties d'échecs contre des champions de france qui m'arrivent à la taille.
Le soir Stephane L. nous invite à un délicieux thé marocain chez sa femme avec un for enthousiasme ambiant quant au projet. Ce que ça a du bon de cesser d'utiliser d'UNL =]

Jour 2

Les deux autres cyclistes viennent de faire plus d'un mois avec minimum 30 km par jour, je comprend alors qu'ils aient préféré une journée de pause à continuer le voyage. Il ne démarrera vraiment que demain pour moi, mais j'ai pu profiter de cette journée pour réaménager au mieux mes saccoches. Ainsi, l'après-midi j'ai aussi pu avoir de longs échanges sur la nature humaine avec David : parfois je me dis que le vivre ensemble est comme un immense parking où chacun pense être sur une route.
Une conclusion peut être que le sentiment désagréable qui peut subvenir si deux personnes ne choirivent pas à se rejoindre provient non pas de notre esprit/corps qui se soigne d'un échange avec l'autre qui n'est pas tranquille,
Mais plutôt que nos esprit/corps respectifs sont en train de s'adapter à un nouvel environnement social où il sera possible de se rejoindre. Cet effort d'adaptation peut alors procurer un désagrément interne. Le moment alors de réaménager ses saccoches dans son esprit.

Et le soir, encore acceuilli chaleureusement par Stephane et Fatima L. avec de nombreux échanges autour du fonctionnement technique de la june, du relativisme des valeurs des choses et, encore une fois, de la nature humaine sur qu'est-ce qui fait qu'une personne est plus ou moins écoutée.
Une conclusion a semblé être que le silence est mère de l'attention. Mais pour en arriver là, qu'est-ce qu'on a causé !

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Jour 3 :

Départ sur des chapeaux de roue ! ...
Non pas du tout, départ, même pas un mètre et roue avant crevée, plus ma pompe à air qui explose au contact de la pression de mon pneu. La fente est comme toujours avec ce vélo, c'est sur la valve. J'y met une petite rustine et ça repart. On se perd les uns les autres dans Perpignan, on garde son sang froid comme on peut et on repart.
J'active pas le moteur de mon vélo les deux premières heures et la première pause, plein soleil, petit vent léger on mange dans un parc. Très agréable. Sauf qu'au moment de partir : pneu avant crevé à nouveau. Je sors ma chambre à air de rechange, elle ne se gonfle pas. La valve est bouché, on force on insiste à tour de rôle, rien à faire. J'avoue que là, mon moral prend un coup. Je commence à réfléchir à rentrer en flixbus. David prend son vélo avec ma roue et trouve un particulier non loin pour gonfler la chambre avec de l'air comprimé et reviens le pneu gonflé. Le moral remonte suffisament pour partir.
Sauf que 64 km c'est vrai énorme quand on est pas entrainer. Je jauge ma batterie comme je peux pour l'économiser un max et qu'elle tienne au moins jusqu'au 2ième arrêt. Et on y arrive enfin, je m'écroule de fatigue. On monte notre premier campement, petit repas au coin du réchaud, le coeur se détend, les esprits aussi. Et les tensions cumluées s'évaporent. Merci que je sois en vie. Merci que j'ai fais le premier pas. Merci d'être aussi soutenu par mes amis, chacun de vous qui me lisez. =]

Jour 4 :

Fin de l'aventure ?
On se lève au petit matin dans le bivouac bien monté, on fini quelques préparatifs et on décolle à midi malgré mes coups de soleils sur la nuque. Et on se met à rouler. Après 10 heures de pédalages pour plus de 70 km, des routes qui n'en finissaient plus, des galères de GPS, des chemins boueux, on s'attend à etre acceuilli par plein d'espagnols qui nous invitent à manger à festoyer. Rien du tout. Un gars nous acceuille dans son centre équestre en nous signifiant qu'on a pas respecté le timming avec une heure de retard. Il nous raconte à quel point sa journée à été difficile et qu'il est épuisé, je ne sais pas si il réalise ce qu'on est en train d'accomplir... Et je me dis qu'il n'a plus vraiment le coeur à nous acceuillir. Mais bon, il nous offre du sel, un super bon pot de confiture et une chambre à air qu'on lui avait commandé. On monte le campement, je peux recharger ma batterie du vélo, je cuisine rapidement pour nous trois lentilles-pates que j'avais prévu et m'écroule de fatigue dans mon hamac.
Le lendemain, je préviens les deux autres que je les quitte, ma compagne a réservé un flixbus pour moi à Girone à 1h20 de vélo en arrière. Donc je prévois 4 heures d'avance au cas où ma chambre à air lache... Ce qui est forcément arrivé à mi-parcours, une minute après avoir justement vérifié que les pneus étaient suffisament gonflés. Au milieu de rien. Une seule maison à perte de vue dans laquelle un vieil espagnol qui ne comprend rien à ce que je dis refuse ma demande d'aide.
Là, je suis dans la merde. J'ai bien la chambre à air de secours mais je ne sais pas si vous vous souvenez, ma pompe à air à explosé au premier usage. Donc aucun moyen de réparer et le temps qui file. J'appelle le seul cycliste qui passe par là qui n'a bien sûr pas de pompe sur lui. Je désespère. Je suis là, seul à attendre au milieu de la route.
Une voiture arrive. C'est le fils du propriétaire de la maison, Said. Et là il me prend en charge, qu'est-ce que ça fait du bien. Il m'amène à un compresseur et regonfle ma roue. On galère à remettre le pneu puis il me donne meme son numéro pour que je l'appelle si j'ai un problème sur la route. pouuuuh, quel soulagement... De l'or ce gars, il me demande de lui envoyer un texto une fois arrivé et ça ne fonctionnera pas pour une raison que j'ignore.
Allez, je repars en priant chaque mètre que la chambre à air tienne. Ça va, j'ai de la batterie à n'en plus finir alors je lésigne pas dessus et laisse mes molets respirer un peu.
J'arrive à Girone, le coeur plus léger. Me prend quelques tapas avec des bières à 1€80 en terrasse au soleil et laisse mes angoisses s'évaporer.
Premier bus, pas de soucis pour mettre mon vélo.
Deuxième bus à Perpignan, pareil.
Arrivé à Montpellier, c'est 21h, nuit noire étrangement. Plus de bus pour rentrer à Lodève.
Un ami à accepté de m'acceuillir à 30 minutes de vélo, c'est encore ce dernier trajet à résister et je me dis qu'après ça, le reste sera tranquille. J'achète une part de pizza et démarre. Passant dans des bois glauque, je prie encore une fois que ma roue tienne ainsi que ma batterie. Sans embuches sauf un chien qui m'a quasiment sauté dessus au milieu d'un bois alors que je m'arretais pour comprendre ce que mon GPS me racontait. Gros flip quand meme, je me suis dis qu'avec mes saccoches, j'avais pas le temps de démarrer. Il s'arrete à à peine un mètre de moi, j'ai du lui faire peur du fait que j'ai pas réagit. Je redémarre dès que je peux sans faire de vieux os. Après quelques galères de chemins inexistant indiqués par le GPS, j'arrive chez Dorval à 22h. Là c'est la fin du cauchemard, plus rien de grave ne peut m'arriver. Je m'endors, passe la nuit, et le lendemain, je continue mon trajet à vélo en puisant mes dernières ressources jusqu'au bus pour Lodève. Et de Lodève je termine ma batterie jusqu'à mi-chemin vers Soubès. Je grignotte le reste de molet que j'ai pour enfin trouver un havre de paix pendant quelques jours.
Ce texte peut s'appeler "Le traumatisé du voyage". En quelques jours, j'ai l'impression d'avoir fait le tour de la terre.
Je pense pas repartir de si tot, on verra ce que la vie me réserve.

Fin de l'aventure



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