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Nouveaux Modèles Sociaux Économiques

Le projet

Sur cette page on décrit le projet les partenaires la méthode, les terrains, l'histoire en nommant les essentiels sans entrer dans les détails
Le détail se trouvera sur les onglet partenaires / terrains / production

NMSE: Les nouveaux modèles socio-économiques

Introduction :

Le décret du 8 juin relatif au fond pour le développement de la vie associative (FDVA) prévoit qu’il contribue au développement des associations.
Les associations doivent engager des transformations profondes de leurs modalités d’actions.
Le principal bénéfice attendu est que chaque projet porte sur un ou plusieurs enjeux transversaux de développement du secteur associatif.

Les 4 associations sélectionnées sont : la Fédération Artisans du Monde, Allumeuses, le Collectif des Associations Citoyennes, le Mouvement pour l’Economie Solidaire.

La Fédération des Artisans du Monde ont des lieux ressources conviviaux et inclusifs pour s’engager en faveur des ODD et des transitions solidaires dans les territoires.

Allumeuses ont un consortium pour l’utilisation et la création avec les associations qui œuvrent en faveur de la transition écologique et sociale.

Le collectif des Associations Citoyennes sont des associations qui préviennent le recul de la démocratie et de la philanthropie.

Le Mouvement pour l’Economie Solidaire sont les nouvelles formes d’organisation socio-économique des associations au service de la transformation écologique, sociale et démocratique.

Une recherche-action rassemble plusieurs collectifs comme le MES, le Mouvement Colibris et allumeuses. Il a débuté avec un séminaire de convergence inter-réseaux qui s’est tenu à Villarceaux du 21 au 23 mai 2024 et a réuni soixante acteurs et actrices engagé.es dans la transition citoyenne, écologique et solidaire.


La raison d’être

“Les nouvelles formes d’organisation socio-économiques au service de la transformation écologique, sociale et démocratique”.
Le Mouvement pour l’Economie Solidaire, le Mouvement Colibris, Allumeuses ainsi que des chercheurs associés se sont réunis pour faire un état des lieux commun.
Avec une raréfaction des subventions publiques et privées, l'économie solidaire ainsi que les acteurs de la transition écologique doivent trop souvent se concentrer sur les moyens de subsistance et sur leurs activités rémunératrices en agissant dans l’urgence.
Et par conséquent doivent mettre au second plan la culture de travail, leur manière de s’organiser en interne et en externe, leur gouvernance ce qui affaiblit leurs pratiques démocratiques.
Certaines structures de la transition reproduisent des formes de violences hiérarchiques.
Malgré cela, peu de structures voient la nécessité de transformer ces conflits comme une priorité d’analyse réflexive et de réorganisation.
Il a été observé que les acteurs ont été amenés à réduire leur coopération, ce qui a affaibli leurs pratiques démocratiques en raison d’un manque de réflexivité sur toutes les formes de fonctionnements et de gouvernances internes et externes.
Ceci affecte tout autant les salariés que les bénévoles, les dirigeants et militants des structures qui œuvrent pour plus de justice sociale et environnementale. Ils sont également découragés face au manque de cohérence entre leurs objectifs de justice sociale et écologique ce qui crée en eu une perte de sens.

Pour mener à bien ce projet, plusieurs collectifs de réseaux de longue date ont été interrogés. Le consortium propose de contribuer au renforcement des actions des acteurs de la transition.
Ce projet est INNOVANT et INÉDIT, c’est la première fois que ce consortium s’est penché sur cette question dans une cadre temporel qui est propice à la production de connaissances théoriques communes.

Les objectifs du projet

Le projet a pour ambition de soutenir la compréhension des dynamiques associatives et coopératives de l'économie solidaire et de la transition.
Le consortium est convaincu que les acteurs de la transition sociale ont un rôle incommensurable dans la mise en place d’un projet de société plus juste.

L'objectif ici est de porter des plaidoyers importants pour pouvoir participer aux débats publics et politiques publiques engagées sur la justice climatique et sociale du locale au national, à l’échelon européen et international.

Voici quelques question qui on été posée

"En quoi cette évolution organisationnelle incarne-t-elle une démocratie plus participative, une coopération socio-économique repensée, et une réponse aux attentes des acteurs (bénévoles, salariés, citoyens) ?"
“En quoi ce changement culturel renforce les organisations ? “
Etc…

Ces questions permettent d’entreprendre des recherches actions. Elles correspondent à :

Faire un inventaire des pratiques inspirantes et co-produire avec les acteurs qui participent à la transition.

Retravailler les espaces de coopération et de délibération interne et externe pour qu’ils soient plus démocratique.

Obtenir des mécanismes et pratiques qui réduisent les inégalités et les conflits.

Renforcer avec eux la culture de travail, de l’écoute, du lien…

Fournir des clés pour prévenir les risques psychosociaux.

Aborder la question des droits sociaux et des droits du travail.

Repérer les leviers pour garantir des emplois et des activités durables afin de renforcer l’utilité sociale.

En résumé l’objectif est double

Objectif 1 = Renforcer la capacité d’action des acteurs de la transition écologique et sociale en partageant une culture de travail et de gouvernance soutenable.

Objectif 2 = Capitaliser le savoir coproduit ainsi que les pratiques inspirantes en matière de gouvernance, de mutualisation et d’alliances soutenables au service de la transition.

Une approche de travail sur 4 angles

Cette approche a permis de tirer autant d’effets positifs que négatifs. Voici les 4 angles :

La gouvernance interne (questionner projet associatif et réaffirmer utilité sociale et engager).

La gouvernance d’une structure est reliée à son utilité sociale. Il a été constaté que les organisations peuvent perdre le sens de leur finalité. Elles ont besoin de renouer fréquemment avec le fondement, leur ADN car la perte de sens au sein de la structure conduit à des échecs, qui se traduisent par des burn-out, des départs de salariés ou de bénévoles.
Des leviers ont été identifié :
Alignement des valeurs.
Renouveler pratique démocratique à renouveler.
Prise de la dimension émotionnelle pour mieux gérer les tensions et maîtriser le processus.
Avoir des nouveaux modes d’organisations.

Les expériences terrains permettent d’éclairer la question du sens.

La gouvernance interne (compagnonnage de pair à pair pour consolider les organisation dans un but de transformation sociale et écologique)

La problématique de gouvernance interne se règle parfois avec des applications simples habituelles (règlement intérieur, charte, démarche de progrès, RSE/RSO…).
Les nouvelles manières d’opérer qu’on peut citer sont le secteur de la culture, les mobilités douces, l’auto-partage, les tiers-lieux, des PTCE, des chantiers d’insertion…
Ces pratiques ouvrent une structure ouverte, souple et bienveillante et font preuve de solidarité réciprocitaire.

Gouvernance externe (logique de mutualisation, de renforcement et de consolidation).

Dans l’économie conventionnelle on remarque qu’elles obéissent à des logiques de fusion d’organisations et de rationalité budgétaire. L’économie solidaire de la transition, elle, lutte contre l’automatisation des structures. Elle crée des pratiques d’auto-organisation ce qui vise à pérenniser les activités des organisations, à soutenir des emplois durables, de qualité et permettent l’épanouissement professionnel et personnel des salarié.es, militant.es et bénévoles engagés.

Cela permet aussi d’être plus stratégique et redonne des capacités réflexives. Pour résumer : coopérer pour résister à la compétition.

Gouvernance externe (redonner du sens à l’action individuelle).

Il est intéressant d’avoir une vision des politiques publiques “par les personnes et pour le territoire”.
Il faut se concentrer sur la capacité des structures sur les réseaux et organisations pour se réapproprier une fonction politique collective et assumer de peser sur les décisions des institutions publiques.

Une question reste à se poser : Comment une culture commune portée par les bénévoles, salariés et bénévoles s’instaure et par quel processus d’apprentissage où chacun peut y participer ?

Le consortium porteur de la démarche

Organisations temps de recherche-action sur les territoires par les partenaires:

Mouvement pour l’Economie Solidaire

Le MES a deux temps de mutualisation sur 2 jours qui permettent de découvrir une initiative locale.

Le but étant d’éprouver la richesse et la conflictualité du facteur humain, dans un projet collectif. De découvrir plusieurs initiatives solidaires et de travailler la relation entre le “je” et le “nous” ainsi que la dynamique collective.

Il accompagne également les collectivités à la mise en place de projet d’ESS.

Le Mouvement Colibris

Il aspire à transformer nos territoires en terres de relations . Le mouvement accompagne ses groupes locaux sur leurs territoires en leur fournissant des clés de lecture, des concepts et des outils.

Qu’est ce qu’une Agora Colibris ?
C’est un processus de co-construction qui met en action les citoyens sur leur territoire. La réussite de l’Agora repose sur le processus autant que sur l’événement.

L’association les Allumeuses

Elles interviennent en région en France et ont deux terrains. Elles parlent beaucoup de l’épuisement militant.
Elles étudient les facteurs d'épuisement des collectifs depuis plus de quatre ans.
Les interventions permettent une prise en conscience des signes qui mènent à l’épuisement collectif. Également de changer la culture de travail.


Elles disposent de plusieurs méthodes comme la conférence gesticulée, des ateliers d’éducation populaire…


Description détaillée

Les terrains d’expérimentation sont choisis pour leur ancrage et impact territorial et sur leur dimension économique, écologique et/ou sociale.

Ces acteurs permettent :

L’accompagnement à un changement de leur type de gouvernance
L’observation d'écueils et des pratiques inspirantes de culture de travail ainsi que de gouvernance
La capitalisation de savoir émergent dans un recueil commun en lien avec les chercheurs afin de la diffuser à tous les acteurs de la transition en France.

Cette étude est un moyen pour les acteurs de la transition de connaître les types d’actions menées par nos associations et leur permettre de demander à en bénéficier pour les accompagner vers ce changement si besoin.

Pour coordonner cette recherche-action le MES, le mouvement Colibris et l’association Allumeuses vont mettre en place :

Une coordination générale est assurée par le MES afin d’assurer la gestion globale de la démarche.

Un comité de pilotage (consortium, chercheurs, partenaires, collectifs…)

Deux formations communes (travail de recherche-action participative à partir de trois organisations et des six terrains d’observation).

Un espace wiki qui est un outil de recherche d’action participative qui capitalise les ressources.

Une production “état de l’art” (travaux et articles universitaires et associatifs…)

Quatres expérimentations sur 4 territoires :
Colibris : Luchon et
Allumeuses : la Rosée, le réseau Tiers lieux d’Occitanie en partenariat avec le MES occitanie et?????

Des temps de travail commun du consortium-chercheurs en présentiel
Deux temps de capitalisation
Séminaire de clôture????

Le projet privilégie le croisement d’expérimentations avec le monde de la recherche et des moments informels d’apprentissages lors des rencontres.

Les chiffres clés de la recherche-action

Nombre de session de recherche-action

Huit sessions dont :

- Nombre total d’heures de session de recherche-action : 488 jours

- Temps présentiel sur les territoires : 24 jours

- Formations aux outils wiki non monétarisés (contributions volontaires) 10 jours(...), Agoras, Ateliers, Conférence gesticulée, Formation-Accompagnement de collectifs, Jeux coopératifs et deux séquences de formation méthodologique (technique de recherche-action participative).
Également quatre expérimentations et deux sessions de mutualisation (avec expérimentation en effet-miroir).

Les réseaux et organisations collectives seront impliqués tout au long de la
démarche, dans la durée, en particulier à travers le comité de pilotage.
La démarche vise la participation des structures associatives et d’économie solidaire ainsi que plus largement des acteurs intéressés.