Festival "Au nom de la nature !"

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Description : 27 novembre 2016 à Brindas - SECOL, la Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais de Brindas et la SCL intercommunale se sont associées de nouveau pour ce festival 2016 qui a accueilli plusieurs réalisateurs de films engagés pour la protection de la nature et sa biodiversité, ainsi que des militants associatifs qui œuvrent pour le respect de nos écosystèmes indispensables à la sauvegarde de toutes les espèces dont l'humanité fait partie. 5 films et une conférence-débat ont été proposés avec des intervenants qui agissent particulièrement dans ce domaine.

L'association SECOL plus la SCL ont été chargées de récolter les fonds dans la salle des fêtes prêtée gracieusement par la Mairie...

Un total de 21 stands, 21 associations (ou collectifs) dont un stand des Colibris en présence ce jour-ci !

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Notamment un stand "Les 7 commandements de l'éco orgasme"
Un stand de "l'Aternativba/Alternativbar"
Un stand "contre la construction de l’autoroute A45"

Focalisation sur la 1ere projection : "Les abeilles"
Résumé:

À l'échelle de l'âge de la terre, nous sommes entrés, aujourd'hui, dans la 6e extinction massive d'espèces touchant aussi bien la faune que la flore ! Les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis l'an 1900. L'activité humaine est la 1ere des causes.

Les abeilles sont aujourd'hui considérées en voie d'extinction et le sort des abeilles nous touche profondément !

Pourquoi ?

Approximativement, les abeilles assurent la pollinisation de 80 % des espèces végétales dans le monde. Le vent s'occupe des 20 % restant. 37 % de notre alimentation dépendent des insectes pollinisateurs. Par causalité, l'alimentation des espèces animales herbivores est menacée...

Devant ce constat, certains moyens d'urgence comme les sacs de tulles* ou le rapprochement utile des ruches dans les villes paraissent insuffisants...

Lorsque nous avons une vision globale de ces écosystèmes interconnectés, nous sommes poussés à déduire raisonnablement que ces dispositifs et lois dissimulent en réalité, le lent écoulement d'un stock de produits chimiques, issus de la pétrochimie internationale et plus précisément de l’agrochimie. (Héritage de la seconde guerre mondiale.)

La lenteur d'action du Ministère de l’Environnement, me fait froid dans le dos ! Si nous étions réellement sages, intelligents ou conscients de l'urgence, il n'y aurait plus de problème depuis longtemps ! C'est regrettable !

J'ai pu voir, rencontrer et discuter avec des apiculteurs dépités, dépités. Certains les pointent du doigt comme s’ils étaient à l'origine du problème.

Si j'ai bien compris, ce sont les apiculteurs eux-mêmes qui ont été obligés de prendre sur leurs deniers pour faire faire des analyses par des laboratoires indépendants ! Afin de démontrer que c'était bien les molécules venant des pesticides, herbicides et fongicides qui étaient à l'origine de l'affaiblissement des abeilles. Et je ne serai guère étonné d'apprendre que des analyses contradictoires sont faites par des laboratoires sous influences !

Comme en témoigne le passage de cet article : "Des études biaisées, pseudo-expertises, financements occultes : les industriels ont entrepris dès les années 50 de manipuler la science à leur profit. Inaugurées par les géants de la cigarette, les techniques de détournement de la science sont aujourd’hui utilisées par les producteurs de pesticides ou les climato-sceptiques. Le déclin des abeilles est ainsi devenu un « mystère » et le changement climatique « relatif » Source : http://multinationales.org/Risques-comment-les-industriels

De plus, selon l'agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire : "Quand l’apiculteur constate des mortalités anormales dans ses colonies d’abeilles sans pouvoir déterminer la cause. Dans ce cas, il est tenu de contacter de sa propre initiative un vétérinaire agréé qui instaure une recherche. Le vétérinaire agréé peut dans le cadre de cette recherche envoyer un échantillon au Laboratoire national de référence CERVA. Dans ce cas, l’apiculteur doit supporter lui-même les frais d'analyse."

Politique

La loi « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » adoptée par l'ASSEMBLÉE NATIONALE reste en demi-teinte car si elle marque d’incontestables avancées sur le dossier brûlant des néonicotinoïdes, (une famille d’insecticides néfastes pour les pollinisateurs) des dérogations seront accordées, selon l'article 51, jusqu’au 1er juillet 2020 lorsqu’il n’existe pas d’alternative. De plus ces molécules restent très longtemps dans les sols. En savoir plus : http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta/ta0775.asp

Barbara Pompili, nommée secrétaire d’Etat à la biodiversité en février dit, je cite : "J’ai été frappée d’entendre dans l’hémicycle des remarques qui dénotent une grande méconnaissance de la situation. Que de dérision sur le scarabée pique-prune ou le crapaud calamite ! Il reste encore à mener un travail de fond pour faire prendre conscience que la biodiversité est en déclin et qu’il faut agir."

Les enjeux financiers sont d'une telle ampleur que des représentants lobbyistes auraient à disposition des bureaux dans les différents ministères ... Mme Barbara Pompili dit, je cite : "des lobbys que l’on connaît bien ont été très présents : celui de la chasse, dont les représentants donnent à l’avance aux sénateurs une grille d’amendements à voter ou à ne pas voter, celui de l’agriculture ou, du moins, de l’agriculture intensive… Les industriels de l’agrochimie ne sont pas en reste. Chacun a bien sûr le droit d’expliquer et de défendre ses positions. Mais le rôle des parlementaires est de s’extraire de ces pressions parfois très fortes pour servir l’intérêt général.

-Pourtant dans sa lettre, Stéphane Le Foll : "reconnaît la neurotoxicité, prouvée, des sept molécules de cette catégorie de pesticides qui donnent lieu à la commercialisation d’une centaine de produits aux appellations différentes, largement utilisés dans l’Union européenne"-

La boucle est bouclée. Et nous savons que la nature élimine d'elle-même les espèces qui tombent malades. (Le mal a dit en langage des oiseaux :)

Je pense que nous avons du mal à distinguer les choses. D'une part, l'approche agro-écologique souvent considérée à tort comme un retour au néolithique, du moins un retour en arrière. Et d'autre part les promesses du progrès, de la modernité, considérées d'emblée comme étant les seules solutions d'avenir.

Pendant ce temps, alors que l'agro-écologie démontre sur le terrain, sa viabilité Des filiales de Monsanto feraient déjà des expériences, tenues secrètes, pour créer des abeilles génétiquement modifiées afin de contourner le problème. En parallèle de l'option envisagée de créer des abeilles robots.

Le caractère anxiogène de la vérité déclenche des cas de conscience. Ceux-ci nous poussent en premier mouvement, au déni à la dissension ou à nous reposer en dernier ressort sur ceux qui savent mieux que nous. Pour prendre conscience de la réalité de la situation, il faut se rendre sur le terrain ou regarder des films-documentaires sérieux. lire ne suffit pas.

La communauté scientifique dit ne pouvoir agir seule. Nous pouvons remarquer le manque d'articulation entre les différents intervenants/acteurs de l'environnement.

Aperçu de la situation

1) Les scientifiques ne sont pas tous du même avis, même lorsque les faits sont là.
2) La secrétaire d’Etat à la biodiversité fustige les lobbys qui s'emparent de la situation.
3) De doctes analyses avec peu de mesures alternatives appliquées.
4) Les partis écologistes ne s'accordent pas entre eux, alors que le vert rassemble.
5) Quelques associations agissantes dans l'ombre, dans le bon sens sont peu écoutées.
7) Des Apiculteurs démunis, désemparés.
8) Des multinationales puissantes qui ont le bras long.
9) Il faut attendre d'être au bord du gouffre pour que des mesures soient prises.

Ainsi une grande quantité de citoyens se demandent s'il ne faut s'en remettre à Dieu !? Pourtant Le message des véritables responsables de cette situation, semble être : Tout est sous contrôle pas d'inquiétude à avoir...

Pourquoi nous préoccuper outre mesure ! Pourquoi agir ? Laissons faire et nous verrons bien... Oui, nous avons du mal à sortir de notre zone de confort et par tous les moyens possibles et inimaginables nous préférons passer à autre chose, très vite...

Est-ce une partie de ping-pong géante et juteuse comme un fruit ou une patate chaude jetée de mains en mains à tour de rôle ? Je perçois une dérégulation progressive de la morale et du bon sens. A l'image de celle effectuée par les autorités de régulation des marchés financiers pour la bourse...

Conclusion:
Une manière de voir, de mieux comprendre. Le chemin est long, mais tant que la vie fait partie du chemin, cela vaut le coup ...

Devenir pauvre deviendrait presque une marque de richesse...

J'ajoute cette citation d'Albert Camus :
"Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l'ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n'est pas éclairée"

A suivre ...

Ps: Je regrette de n'avoir pas pu assister à la conférence-débat de fin de journée avec entre autre un député européen (Yannick Jadot) et un chercheur du CNRS (Sylvain Charlat)

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*sac de tulle : Dispositif, filet léger à mailles, afin d'améliorer l'autopollinisation passive par le vent.

Charles Martin, reporter bénévole pour Colibris Lyon
Site Internet en référence : http://associationsecol.eklablog.net/
Etat : Archivé