John John the third un farmer du Kansas en 2050

Récit :

John the Third - un pitch proposé d’après les profilages pour la COP21 du projet OurLife21 - une étude réalisée par 4D et FF4 en 2015

“J’ai conduit mon premier tracteur à 9 ans et j’ai toujours aimé ça… la terre, les récoltes, parcourir les grands espaces, nourrir les gens… Je suis un farmer ! J’ai commencé avec mon père… comme dans beaucoup de familles d’agriculteurs du Kansas. Avec mon frère à côté de moi, on travaillait à la ferme à chaque vacance. C’est une tradition depuis 5 générations. Je respecte ça et je m’appelle John, comme mon père, mon grand-père et son propre père.

 

Mais quand j’ai eu l’âge de reprendre la ferme, je n’ai plus eu envie de faire comme eux.  On avait été habitué à travailler dur. “Il faut produire plus avec moins”, répètent tous les fermiers… on sait pourquoi on relève ce défi, c’est CONCRET, on voit les résultats à chaque récolte. Un farmer est fier de ce qu’il fait. Mais moi je voyais aussi des sols de plus en plus secs, même lorsque nous avions connu de grosses inondations, la même année. Je voyais des chevaux épuisés parce que les périodes de sécheresse étaient plus longues. Mettre des ventilateurs dans le box du cheval ?... c’est normal d’après vous ? Et les tornades… ? on en a déjà eu qui ont détruit des récoltes”.

 

 

2035 : une tornade ravageuse… John John ne peut plus continuer, faire autrement est une question de survie (leurs propres sécurités face aux événements, l’exploitation, la perpétuation de la tradition familiale). C’est toute l’expression du courage qui va se jouer : il faut du courage pour recommencer après chaque mauvaise récolte, il en faut aussi pour innover, pour imaginer d’autres façons de faire et rompre avec des siècle de métiers.

-       diversification des cultures : le soja et le maïs (2020).

-       université dans le mid west : températures très élevées en été, décalage des saisons, érosion des sols, précipitations violentes, endettement… il faut prendre de nouvelles mesures ! Collaboration avec les voisins, système de rotation, revitalisation des sols,

L’histoire de John John c’est avant tout une initiation au vivant, à se reconnecter au vivant. Et finalement John John n'appellera aucun de ses enfants John. Il leur a transmis le goût des défis, celui du travail et de l’amour de la vie.

 

 

CONTEXTE :

 

A l’époque du père de John John, cette famille est habituée à un mode de vie dispendieux : une maison spacieuse, des équipements ménagers de grande capacité énergivores et surtout des consommations importantes liées au transport.

 

Ils doivent parcourir des distances importantes dans un territoire à faible densité de population avec des véhicules de grande taille consommant des quantités importantes de carburant. D’autant que dans ce pays le prix du galon d’essence (3,78 litres) est très bas.

 

John John va reprendre la gestion de la ferme en 2030 et succéder progressivement à son père. Ils conçoivent leur activité agricole dans une perspective de croissance à travers des échanges libéralisés dans la compétition mondiale. Mais tant leur mode de vie que leur conception de l’agriculture ne pourront pas indéfiniment s’affranchir des enjeux planétaires climatiques au nom de l’« American Way of Life ».

 

La famille a été modélisée : les chiffres, impacts énergétiques, enjeux spécifiques sont projetés et illustrés sur la page Internet: 

Auteur : Vaïa Tuuhia