Actu 2 - La Gonette, monnaie locale et citoyenne de Lyon

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Description : 26 janvier 2017
Thématiques :
Economie
Suite à la projection du film "Demain" (ESCD 3A - Campus René Cassin Lyon 09) de Cyril Dion et Mélanie Laurent, qui ont enquêté dans 10 pays pour comprendre les enjeux d'une catastrophe écologique. J'ai assisté à l'issue de la projection à la présentation de 5 associations qui sont en cohérences avec les valeurs que portent les Colibris. 5 associations Le Petit Potager - René Sens - Un futur supermarché bio - I-boycott.org - importantes, je m'arrête sur "La Gonette"

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Lien vers: https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_durable

Diagramme du développement durable : une approche globale à la confluence de trois préoccupations, dites « les trois piliers du développement durable » = __Economie durable - Ecologie durable - Social durable__.



Une vision :

"Nous voyons l’argent comme un outil au service de l’Humain au sein d’une économie réelle, libérée & délivrée des marchés financiers. Nous considérons que la monnaie doit contribuer à l’harmonie entre l’Humain et la Nature.

Un Slogan : "La transition est dans nos mains"

Source : www.lagonette.org/foires-aux-questions/

"Un budget de 90.000 euros. 45.000 euros ont été apportés par la région Rhône-Alpes. La structure France Active quant à elle a apporté 10.000 euros. 20.000 euros environ, financement participatif. Pour finir, "la Gonette" s'est appuiée sur ses ressources propres, constituées par l'adhésion annuelle des prestataires (100 euros) ainsi que par celle des citoyens-utilisateurs, fixés à douze euros minimum."

"Fruit d'une longue réflexion l'association "La Gonette", monnaie locale lyonnaise, a été créé le 7 novembre 2015 sous l'impulsion d'un collectif de citoyens.

Un objectif clair : Enclencher la transition économique vers un modèle local, en favorisant les circuits courts et l'engagement citoyen. En effet, l'objectif initial d'une monnaie de ce type est de dynamiser le tissu économique local en favorisant les circuits courts. Le vrai "challenge" pour le collectif est de réussir à créer un maillage économique autour de cette monnaie, et ainsi de dépasser le simple cadre des transactions "classiques".

Nous ambitionnons qu'un grand nombre de commerçants utilisent et payent leurs prestataires ou leurs fournisseurs en monnaie solidaire. L'objectif est de créer tout un écosystème ou chaque acteurs économiques, à chaque étape, puissent payer en gonette", souligne Nicolas Briet."

Un signal fort pour les particuliers : la gonette fait signer une charte et seuls les commerces répondant à ses critères peuvent accepter les gonettes. Tous les commerçants qui acceptent les gonettes sont « éthiques » ainsi, c'est comme avoir un label d'économiquement propre et responsable.

Des résultats :

Depuis 2015 : 230 commerces ont adopté ce mode d'échange, afin de soutenir l'association "La Gonette". Parmi ces 230 commerces, 50 ont accepté de se faire point d'échange, pour permettre aux citadins usagers d'échanger leurs euros en gonettes

"Pour assurer la viabilité de cet outil, un fond de garantie, adossé au Crédit coopératif, a été mis en place. Chaque gonette (indexée sur l'euro) en circulation aura son équivalent en monnaie classique euro sur un compte bancaire."

3 Banques éthiques au service de l'économie réelle :

Le Crédit Coopératif : "est par vocation la banque des entreprises de l'économie sociale : coopératives, mutuelles, associations, organismes sociaux et services"

Crédit municipal Lyon : "retrouvez nos offres concernant le crédit à la consommation, crédit fonctionnaire, le prêt sur gages, propose les services habituels de gestion de compte de chèques. Essentiellement dédiés aux particuliers et aux associations."

La Nef (en chemin vers la banque éthique) : "Coopérative financière qui offre des solutions d'épargne et de crédit orientées vers des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle."

A quoi nous sert la monnaie ?


"Aujourd’hui, 98% des transactions se font sur les marchés financiers, pour seulement 2% dans l’économie réelle.

60% de ces transactions servent à spéculer sur la hausse et la baisse du prix des matières premières, des marchandises, de l’immobilier, des actions d’entreprises, et même des risques (assurances) etc…

34% de ces transactions servent aux conversion de devises.

4% de ces transactions servent à financer de l’appareil de production pour l’économie réelle... C’est peu !

Et l’écart entre ces chiffres a tendance à continuer d’augmenter en faveur des marchés financiers. Donc l’économie réelle se vide de sa monnaie d’échange, au profit principalement de la spéculation financière."

Source : www.lagonette.org : Rubrique : Pourquoi ?

Choisir cette monnaie est aussi une manière de mieux consommer qui prend en compte le caractère limité des ressources et permet de tisser du lien social.

L'association "La Gonette" donne à des citoyens* les moyens de redonner un coup de fouet à l'économie réelle, lui redonner les moyens d'échanger, d'acheter et de vendre. Permettre une meilleure redistribution des richesses ! La liste est longue ...

Entre compromission et respect, je dirais : Un revers de la main gauche citoyenne en opposition avec les nouvelles techniques de la haute finance du Turbo-capitalisme, dans un contexte de lutte économique, acharnée, bien réel, dématérialisée et furtive.

La gonette, la monnaie des gones -;) La monnaie de mômes, testant les limites sociales comme le feraient des enfants ou la monnaie de vieux anarchistes, rebelles et rétrogrades ? Je pense, tout le contraire.

Annotation : (je suis stupéfait de voir qu'en langage familier dans le dictionnaire, la définition du nom "citoyen" devient : un Individu aux allures ou au comportement plus ou moins bizarres.)

-Alternativ(ba)e économique - Transition/alternative écologique - développement durable et éthique - Alternative-TV - Alternative agraire - Grenelle de l'environnement 2016 -

Objection de conscience*

Lorsqu'un citoyen (une personne, un être humain) viole une loi. Un exemple : voler à l'intérieur d'une grande surface (en somme : une multinationale.) Une cagette de courges ou de viandes, afin de se nourrir, ne peut pas être comparable (en terme de responsabilité) avec ce que peut faire un employé d'une société de Trading hautes fréquences (le turbo capitalisme) sans scrupule !

Pourquoi ? Car, d'un clic, d'un clignement d'œil, d'une simple pression du doigt, ce dernier va engager, des milliers voir des millions de personnes, d'un seul coup !

Des documentaires audiovisuels affirment : De nombreuses société de Trading hautes fréquences, volent, littéralement les actionnaires
*.

"Exploiter les failles du système des marchés financiers. C'est comme cela que l'on gagne de l'argent. Quand un système a des failles, il faut les utiliser à sont profit. Pour reprendre son exemple : Si vous vous apercevez qu'une machine à sous, dans un casino, est déréglée vous pouvez en profiter et vous ne le dites à personne, c’est cela le Trading haute fréquence." Estime : Brad Katsuyama (L'un des premiers hommes d'affaires a avoir dénoncé le fonctionnement du système).

"Il y a parmi les mathématiciens de la finance, des personnes qui pourraient aider à guérir le cancer. À lutter contre le réchauffement climatique. Car ces personnes font partie des plus intelligentes du monde ; les inciter à faire ce qu'ils font est un mauvais calcul ! Est-ce que la finance rend les gens vraiment utiles à la société ? Mettent-ils leurs talents au service de l'intérêt général ? Je n'en suis pas sûr ! Estime : Dave Lauer Algorithmicien.

"Nous avons toujours du mal à mettre un visage sur la finance ! J'ai trouvé que réfléchir à la cartographie du Trading haute fréquence était très intéressant. Toutes ses sociétés de Tradings on besoin de dominer la nature, quelque part. dit Alexandre Lauonier Anthropologue des marchés financiers."


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Lien vers: http://www.plate-forme21.fr/le-developpement-durable/article/vous-avez-dit-developpement


"Un Trader d'une société de Trading hautes fréquences, témoigne, dans la vidéo du site "La Gonette" "Celui-ci dit : c'est un peu comme si j'étais, un pilote d'avion de chasse, capable de faire des frappes chirurgicales, de manière efficace sur les marchés boursiers."

"Un en clignement d'œil, même pas une seconde, vous avez le temps d'acheter et de vendre (en aller-retour) des actions, 7000 fois. Les ordinateurs gèrent le tout par des algorithmes, les humains sont supprimés des marchés." Les donneurs d'ordres sont de moins en moins visibles, tout devient de plus en plus opaque. La loi du silence règne.

"Lors de l'achat d'un action, nous la gardions en moyenne 3 ans. Aujourd'hui, pour une société de Trading haute fréquence, le temps est de moins d'une minute. Dit Mme Banking, du ministère des Affaires de New York."

Citation de Confucius (551 avant J.C. - 479 avant J.C.) :
"Celui qui déplace une montagne commence par déplacer de petites pierres." "Faire le bien sans chercher de récompense, fuir le mal sans avoir la crainte du châtiment : homme rare sous le ciel. " "Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner l'État ? Mais celui qui ne sait se gouverner lui-même, comment pourra-t-il gouverner les autres ?"

Cette fiche participative est en cours ...

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En guise de conclusion et à bâton rompu. Pour les passionnés de sociologie ou de psychologie. Lire cet extrait, ci-dessous, du livre "Eloge de la fuite" d'Henri Laborit.

Pourquoi ?

« Se révolter, c’est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la suppression du révolté par la généralité anormale qui se croit détentrice de la normalité. Il ne reste plus que la fuite » (Henri Laborit 1914-1995)

« Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent, et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi que ce soit qui change. » « Le fait d’en être conscient représente le premier pas vers un début de « libération ».

Extrait :

«L’imaginaire s’apparente ainsi à une contrée d’exil où l’on trouve refuge lorsqu’il est impossible de trouver le bonheur parce que l’action gratifiante en réponse aux pulsions ne peut être satisfaite dans le conformisme socioculturel. C’est lui qui crée le désir d’un monde qui n’est pas de ce monde. Y pénétrer, c’est « choisir la meilleure part, celle qui ne sera point enlevée»

Celle où les compétitions hiérarchiques pour l’obtention de la dominance disparaissent, c’est le jardin intérieur que l’on modèle à sa convenance et dans lequel on peut inviter des amis sans leur demander, à l’entrée, de parchemin, de titres ou de passeport. C’est l’Éden, le paradis perdu, où les lys des champs ne filent, ni ne tissent. On peut alors rendre à César ce qui est à César et à l’imaginaire ce qui n’appartient qu’à lui. On regarde, de là, les autres vieillir prématurément, la bouche déformée par le rictus de l’effort compétitif, épuisés par la course au bonheur imposé qu’ils n’atteindront jamais.»

«Lié au bien, le bonheur relève plus spécifiquement de notre échelle de valeurs :»

«Finalement, on peut se demander si le problème du bonheur n’est pas un faux problème. L’absence de souffrance ne suffit pas à l’assurer. D’autre part, la découverte du désir ne conduit au bonheur que si ce désir est réalisé. Mais lorsqu’il l’est, le désir disparaît et le bonheur avec lui. Il ne reste donc qu’une perpétuelle construction imaginaire capable d’allumer le désir et le bonheur consiste peut-être à savoir s’en contenter. Or, nos sociétés modernes ont supprimé l’imaginaire, s’il ne s’exerce pas au profit de l’innovation technique.

L’imagination au pouvoir, non pour réformer mais pour transformer, serait un despote trop dangereux pour ceux en place. Ne pouvant plus imaginer, l’homme moderne compare. Il compare son sort à celui des autres. Il se trouve obligatoirement non satisfait. Une structure sociale dont les hiérarchies de pouvoir, de consommation, de propriété, de notabilité, sont entièrement établies sur la productivité en marchandises, ne peut que favoriser la mémoire et l’apprentissage des concepts et des gestes efficaces dans le processus de la production. Elle supprime le désir tel que nous l’avons défini et le remplace par l’envie qui stimule non la créativité, mais le conformisme bourgeois ou pseudo-révolutionnaire.

Il en résulte un malaise. L’impossibilité de réaliser l’acte gratifiant crée l’angoisse, qui peut déboucher parfois sur l’agressivité et la violence. Celles-ci risquent de détruire l’ordre institué, les systèmes hiérarchiques, pour les remplacer d’ailleurs immédiatement par d’autres.

La crainte de la révolte des malheureux a toujours fait rechercher par le système de dominance l’appui des religions, car celles-ci détournent vers l’obtention dans l’au-delà la recherche d’un bonheur que l’on ne peut pas atteindre sur terre, dans une structure socio-économique conçue pour établir et maintenir les différences entre les individus. Différences établies sur la propriété matérielle des êtres et des choses, grâce à l’acquisition d’une information strictement professionnelle plus ou moins abstraite. Cette échelle de valeurs enferme l’individu sa vie durant dans un système de cases qui correspond rarement à l’image idéale qu’il se fait de lui-même, image qu’il tente sans succès d’imposer aux autres.

Mais il ne lui viendra pas à l’idée de contester cette échelle. Il se contentera le plus souvent d’accuser la structure sociale de lui avoir interdit l’accès aux échelons supérieurs. Son effort d’imagination se limitera à proposer de la renverser pour, ensuite, la redresser à l’envers de façon à ce que ceux qui produisent les marchandises soient en haut et puissent en profiter. Mais ceux qui sont au haut de l’échelle aujourd’hui sont ceux qui imaginent les machines, seul moyen de faire beaucoup de marchandises en peu de temps. Si on renverse l’échelle, tout tournant encore autour de la production, l’absence de motivations chez ceux que la productivité récompensait avant, risque fort de supprimer toute productivité. Il semble bien que l’on ne puisse sortir de ce dilemme qu’en fournissant une autre motivation, une autre stratégie aux hommes dans leur recherche du bonheur.

Puisqu’il tient tant au cœur de l’individu de montrer sa différence, de montrer qu’il est un être unique, ce qui est vrai, dans une société globale, ne peut-on lui dire que c’est dans l’expression de ce que sa pensée peut avoir de différent de celle des autres, et de semblable aussi, dans l’expression de ses constructions imaginaires en définitive qu’il pourra trouver le bonheur. Mais il faudrait pour cela que la structure sociale n’ait pas, dès l’enfance, châtré cette imagination pour que sa voix émasculée se mêle sans discordance aux chœurs qui chantent les louanges de la société expansionniste.» (Henri Laborit 1914-1995)

La fuite dans l'imaginaire, loin de la chimère, dans un idéal, une utopie créatrice d'alternatives viables vivables soutenables et de transitions durables...

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*L'objection de conscience : "est une attitude individuelle de refus d'accomplir certains actes requis par une autorité lorsqu'il sont jugés en contradiction avec des convictions intimes de nature religieuse, philosophique ou sentimentale."

*Actionnaire : "L'actionnaire est un investisseur en capital et un type particulier d'associé. Il est propriétaire (ou titulaire) d'une action, qui lui ouvre des prérogatives dans le fonctionnement d'une société commerciale."

*Citoyen : "Une personne qui vit dans un État, considérée du point de vue de ses droits et de ses devoirs civils et politiques, notamment du droit de vote. (le droit de cité)" "Il est fait aujourd’hui un fréquent mais curieux usage du nom Citoyen, qui devient un adjectif bien-pensant associant, de manière assez vague, souci de la bonne marche de la société civile, respect de la loi et défense des idéaux démocratiques. Les vertus civiles ou civiques sont ainsi appelées vertus citoyennes. Citoyen entraine dans sa dérive le mot de Citoyenneté."

*Le développement durable : "une conception de l'intérêt général, appliquée à la croissance économique et reconsidérée à l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects environnementaux et sociaux d'une planète globalisée. Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Cette notion s'est imposée à la suite de la prise de conscience progressive, depuis les années 1970, de la finitude écologique de la Terre, liée aux limites planétaires sur le long terme.."

*La gouvernance : "A ces "trois piliers", certains ajoutent une quatrième dimension : la gouvernance . Le développement durable renvoie en effet à la nécessité de dialogue, de concertation, d’adhésion. Il réaffirme l’esprit démocratique selon lequel, chacun se devant d’être acteur, doit pouvoir savoir et comprendre pour participer. Cette gouvernance doit permettre de mieux saisir la complexité des problèmes et situations, en favorisant la transversalité et "l’intelligence collective" (co-construction entre acteurs concernés, de tous horizons). Elle permet ainsi de construire des solutions adaptées à chaque situation, plus viables, vivables et soutenables, ... donc plus propices à l’adhésion.

La mise en oeuvre du développement durable renvoie enfin à un certain nombre d’autres principes comme la solidarité, la participation, la précaution, le sens des responsabilités, la transparence, l’innovation sociale et technologique."

Expression: "Le diable est dans les détails." "Il ne faut jamais négliger les détails car ils peuvent être source de désagréments importants".

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Lien vers: http://www.ecole3a.edu/3a-lyon-projection-du-film-demain/

Ps: Pour aller plus loin avec un autre angle de vue : DataGueule journal TV indépendant:- Vidéo ici

"La régulation financière doit lutter contre l'aléa moral, c'est-à-dire contre la privatisation des profits et la socialisation des pertes ! L'état est intervenu quand il y avait des difficultés, il faut le rappeler. La faiblesse du pouvoir politique renforce les marchés financiers qui sont pourtant très déficients. On a eu affaire à un système financier qui finançait l'économie, en gros, après les grandes lois banquières américaines de 1933 jusqu'à la fin des années 70. C'est-à-dire quand il y a eu une re-réglementation drastique du système financier. À partir du moment où l'on a commencé à déréglementer, libéraliser, c'est reparti de plus belle, il y a eu une déconnexion de nouveau qui se faisait.

Les crises montrent que les systèmes financiers ne sont pas efficients, et pourtant on continue à croire que la solution ne peut pas venir de l'état. Or, l'état, même si j'entends bien que ce n’est pas la panacée, est, je pense, l'acteur qui est le plus à même de prendre en compte les risques à long terme et les risques pour le plus grand nombre.

Il y a toujours ce chantage du secteur financier : "Si vous nous réglementez, on finance moins l'économie et on licencie des gens". Là-dessus le politique a tendance à fléchir. On essaye de nous faire croire que le politique n'a plus d'arme pour lutter contre ça, mais si. Il faut juste qu'il les utilise, il le peut, il le doit.

La principale mesure qu'on propose c'est un changement d'intermédiation total : on mettrait au coeur de ce système financier, un intermédiaire financier public. Cette entité publique, qui ne serait pas sous la pression des marchés ; pas d'actionnaire, pas à devoir rendre des comptes tous les 3 mois. Ainsi on pourrait par des relais de banques régionales de développement, disséminés partout dans le territoire, financer des projets d'investissements, en prenant en compte à la fois la rentabilité financière, mais aussi le rendement social. Et in fine, l'utilité sociale, pour les gens qui demandent qu'à investir.

C'est en rapport à la formation de nos élites, ils sont tous formés dans les mêmes écoles, dans les mêmes promos, donc ils partagent les mêmes sentiments, la même vision de l'économie. Et cette vision de l'économie partagée, est : l'économie libérale, le credo libéral. C'est-à-dire que l'on considère que les marchés sont efficients et que l'état n'a pas à intervenir. Et dès qu'il intervient, ce n'est pas bon pour l'économie.

Ça serait bien que les médias invitent des économistes minoritaires. Puisqu'on entend toujours à la radio, à la télé, toujours les mêmes, qui véhiculent cette vision libérale de l'économie, et ça rentre dans la tête des gens et ils finissent par croire que l'état est comme une entreprise. L'état, ce n'est pas comme une entreprise. L’état peut s'endetter. L'état a vocation à durer de manière éternelle. L'argent est utilisé pour investir, pour financer l'école, les hôpitaux ou bien la justice, je ne vois pas en quoi ça serait mal."


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"Dans une partie de poker, il y a toujours un pigeon.
Si vous ne savez pas qui c'est,
C'est certainement vous."
Warren Buffet


La Gonette

Par Charles, reporters bénévoles pour Colibris Lyon avec le soutien de Christelle.
Site Internet en référence : http://www.lagonette.org/
Etat : En cours